Un procès pour la défense de la vape au Canada

Depuis le 3 décembre, le palais de justice de Québec est le théâtre d’un procès hors du commun. Les associations canadiennes de vapotage manifestent leur opposition à la loi de 2015. Assimilant produits du tabac et e-cigarettes, celle-ci a déjà fait un tort considérable aux boutiques spécialisées du Québec.

Il est rare que la défense de la vape se joue devant les tribunaux. C’est pourtant le cas avec ce recours en justice mené par des associations canadiennes et québécoises. Leur objectif est de faire invalider plusieurs articles de la loi anti-tabac. La cigarette électronique y est en effet considérée de la même manière que la cigarette traditionnelle.

Pour l’Association québécoise des vapoteries (AQV), cette décision a causé la faillite de nombreux commerces. Les boutiques spécialisées ne peuvent plus promouvoir leurs produits, les vendre en ligne ou faire goûter les derniers e-liquides. Santé Canada reconnaît pourtant que le vapotage est un moyen pour les fumeurs de réduire leur exposition à des produits nocifs.

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Protéger les mineurs du vapotage

Les procureurs du gouvernement défendent quant à eux la loi de 2015 en reprenant les mêmes arguments que la FDA aux États-Unis. La vape serait une porte d’entrée vers le tabac pour les mineurs. Aucune étude sérieuse n’est parvenue à démontrer cette assertion cependant.

L’argument est d’autant moins percutant que le vapotage des jeunes est bien moindre au Canada qu’aux États-Unis. Le gouvernement québécois évoque pour sa part le « principe de précaution ».

La Coalition québécoise pour le contrôle du tabac est favorable à la loi de 2015. Elle encourage les fabricants de produits de vape à suivre la procédure d’homologation mise en place par Santé Canada. Les conséquences du procès pourraient avoir désormais une grande influence sur l’avenir de l’e-cigarette au Québec.