La France revient sur ses positions concernant la vape

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Après des débuts tumultueux en France, la vape est en bonne voie d’être adoptée. L’amalgame encore souvent fait avec les produits du tabac tend à disparaître. Le CESE (Conseil économique, social et environnemental) vient, en effet, de reconnaître son intérêt dans le sevrage tabagique.

Consulté pour donner son avis sur les addictions au tabac et à l’alcool, le CESE pourrait ainsi faire changer le regard porté sur le vapotage. Avec ses préconisations, le CESE influence les instances gouvernementales et le processus législatif. Si, jusqu’alors, aucun consensus n’était établi autour de la vape, il semble que ce soit désormais chose faite !

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La France se positionne en faveur de la vape

La France pourrait rapidement adopter une politique sanitaire semblable à celle de l’Angleterre et assouplir ses règles en matière de vapotage. Il faut dire que l’Angleterre est l’un des premiers états à s’être positionné en faveur de ce dispositif. Plutôt que de restreindre son usage, la France pourrait l’encourager dans le cadre du sevrage tabagique. Cela sous-entend, néanmoins, que les politiques suivent les préconisations du CESE. Elles ne pourront toutefois pas ignorer que son rapport pour 2019 existe.

Les 62 pages de ce rapport stipulent qu’il est nécessaire d’exclure les lobbys du tabac des discussions ouvertes autour du vapotage. Il rapporte une baisse significative du tabagisme depuis quelques mois sans l’attribuer clairement au vapotage. Néanmoins, quelques lignes seulement ont suffit au CESE pour afficher sa position sur cette pratique.

Ce conseil considère qu’il faut encourager son usage pour le sevrage tabagique et informer la population sur ses bienfaits. Il insiste sur la formation des professionnels de santé pour accompagner les anciens fumeurs dans leur changement de consommation. Le CESE est donc en voie de mettre fin à l’amalgame entre tabagisme et vapotage.

L’avenir de la cigarette électronique en France semble donc plus radieux qu’il ne l’était jusqu’alors. Si les politiques n’ont pas encore exprimé leur opinion vis-à-vis de ce rapport, ils devraient le faire d’ici quelques semaines. Il leur sera alors difficile d’ignorer l’avis de cette instance regroupant des patronats, des syndicats et des associations.