Étude : régénération pulmonaire possible après un sevrage tabagique

 Étude : régénération pulmonaire possible après un sevrage tabagique

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Alors que certains fumeurs considèrent que les dommages causés par leur dépendance sont irréversibles, une étude vient contrer leurs croyances. Publiée le 29 janvier dans la revue Nature, celle-ci pourrait ainsi les encourager à arrêter sans plus tarder. En effet, les poumons, même altérés par le tabac brûlé, aurait une capacité de régénération insoupçonnée.

Les chercheurs de cette étude ont ainsi analysé des centaines de cellules épithéliales bronchiques issues de 16 personnes ex-fumeuses. Alors que le tabac entraînerait des mutations irréversibles de certaines cellules pulmonaires, il n’en serait rien sur ces cellules bronchiques. Mieux encore, en se développant, ces cellules viendrait « réparer » les lésions pulmonaires créées par le tabac.


Il n’est jamais trop tard pour arrêter

Cette étude, co-conduite par le docteur Peter Campbell, est une véritable révolution dans le monde scientifique. Elle vient ainsi mettre en évidence le pouvoir régénérant de notre organisme et apporte un espoir aux fumeurs sevrés.

L’analyse des cellules pulmonaires des ex-fumeurs a permis d’observer les mutations provoquées par le tabac. Les produits chimiques qu’il contient pourrait ainsi provoquer jusqu’à 10000 mutations par cellule. Or, celles-ci altèrent peu à peu la santé des poumons, ces cellules ne pouvant alors plus se répliquer.

La principale découverte a donc été qu’un nombre infime de cellules épithéliales bronchiques ne subissent pas ces mutations. Même après 40 ans de tabagisme actif, rien ne vient ainsi altérer ces cellules qui restent indemnes. Une lueur d’espoir face aux ravages provoqués par le tabac !

Outre ce phénomène de protection, Campbell et son équipe ont observé une action régénératrice de ces cellules restées saines. Celles-ci se sont, en effet, décuplées et ont peu à peu remplacé certaines cellules endommagées. Les chercheurs souhaitent désormais connaître l’étendue de cette action reconstructrice sur les lésions pulmonaires.

Les résultats de l’étude viennent donc affirmer qu’il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer. Cela vient donc contredire les fumeurs qui se disent qu’autant continuer puisque les dommages sont déjà présents. Néanmoins, pour observer ce phénomène encourageant, il faut des années de sevrage tabagique. Espérons que cette étude représente une motivation supplémentaire pour débuter un sevrage.

Jean-Pascal

Jean-Pascal est le scientifique de l'équipe BlogVape. Ancien journaliste médical, il a trouvé dans la vape un moyen d'arrêter de fumer qu'il souhaite désormais transmettre.

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