Le scandale de la Puff, vape jetable

 Le scandale de la Puff, vape jetable

Cela ne vous aura sans doute pas échappé, une déferlante de bad buzz s’abat actuellement sur les pods jetables, de plus en plus utilisés par les jeunes. Autant être franc, à la rédaction de Blog-Vape, nous sommes contre. En effet, la Puff voit ses pseudo-avantages anéantis par ses problèmes, qui sont de toutes sortes : environnement, éthique, prix, marketing, …

Commençons par l’évidence : le coût environnemental. Fabriquer un dispositif qui pourrait se recharger aussi bien en e-liquide qu’en énergie et le rendre volontairement obsolète dès que l’un des deux est vide, c’est tout simplement se moquer de l’avenir. Sans filière de recyclage ou de consigne, tous ces pods finissent donc à la poubelle car les fabricants les ont sciemment rendus jetables.

Certains disent compenser cet état de fait en plantant des arbres, une forme d’éco-blanchiment à la mode souvent contre-productive – elle assèche les sols – à cause des lieux de plantation choisis.

 

Un marketing plus que douteux

Évidemment, lorsqu’on créée des packagings copiés sur des Malabars et qu’on vend ça une bouchée de pain (une belle illusion comme nous allons le voir), ce sont plutôt des petites mains qui vont l’acheter que de grosses paluches. On pourrait rétorquer que la vente de vape est interdite aux mineurs. Comme l’alcool. Ce qui, c’est bien connu, est très efficace pour empêcher les jeunes de boire de la bière. Dans les faits, le marché noir et certains revendeurs peu scrupuleux – tabacs comme vapeshops – contribuent au malheureux succès de la Puff chez les mineurs. Il est cependant important de rappeler qu’il s’agit d’une minorité et que la plupart des professionnels respectent bien entendu la loi.

De plus, les taux de nicotine sont souvent très élevés. S’ils n’atteignent pas les démesurés 50 ou 60 mg de nicotine des américains ou des russes, on trouve souvent du 20 mg, le maximum autorisé par la loi.

 

Un coût astronomique

Faisons maintenant un rapide calcul. Un pod jetable avec 2 ml de e-liquide coûte environ 7€, soit 35 € les 10 ml de e-liquide. Or, une fiole pour recharger un pod coûte entre 5 et 7 €, soit 5 à 6 fois moins cher. Avec en plus un choix immense en comparaison. Ce petit prix n’est donc qu’une façade, et n’importe quel fumeur habitué à payer ses cartouches une centaine d’euros saura investir dans un pod et/ou une cigarette électronique  à 20 ou 30 € pour arrêter de fumer. Quelle cible reste-il donc à la Puff ? Les non-fumeurs, les jeunes, les personnes les plus précaires.

 

Une image désastreuse pour la vape

Résultat, la vape se retrouve pointée du doigt malgré ses promesses initiales, pourtant dûment remplies : arrêter de fumer avec plaisir, économiser de l’argent, et moins polluer que des milliers de mégots. Les boutiques aussi sont exaspérées d’être amalgamées à ce scandale.

La vape jetable n’a tout simplement pas d’avenir et elle doit cesser.

Jeremie

Jeremie est journaliste vape depuis plus de 7 ans dans la presse papier et en ligne. Toujours à l’affût des tendances, il a déjà testé des centaines de matériels.

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