Le docteur Farsalinos rétablit la vérité sur la nocivité de la vape

10Grâce à ses recherches rigoureuses, le cardiologue Konstantinos Farsalinos s’est fait une solide réputation dans le milieu scientifique. Son équipe de recherche se penche notamment depuis 2011 sur la toxicité du vapotage. Ses études ont la particularité de reproduire le plus fidèlement possible le mode d’utilisation des e-cigarettes. Ainsi, les mesures recueillies dans son laboratoire reflètent la réalité des adeptes de la vape. Suivant ce procédé, sa dernière publication démontre une faible émission d’aldéhydes lors de la consommation de e-cigarettes. Or, ces résultats sont en parfaite contradiction avec ceux publiés par le Dr Sleiman responsable d’un laboratoire en Californie.

konstantinos farsalinos
Le docteur Farsalinos

Le chercheur grec avait déjà mis à mal les conclusions émises par une équipe de l’Université de Portland. Cette équipe de recherche dirigée par David Peyton avait publié en 2015 que la e-cigarette était de 5 à 15 fois plus nocive que le tabac en raison d’un taux particulièrement élevé de formaldéhyde. L’étude menée par Farsalinos avait alors clairement indiqué que cette affirmation était erronée.

Récemment le Dr. Farsalinos s’est attelé à vérifier les résultats des expériences du Dr Sleiman. En 2016, celui-ci avait publié que l’émission d’aldéhyde produite par une e-cigarette équivalait à la combustion de 600 à 32 000 cigarettes classiques, une teneur hautement toxique pour le fumeur et son entourage.

 

Une méthodologie identique pour des résultats différents

Pour reproduire l’expérience, Farsalinos a utilisé le même matériel. En l’occurrence, un atomiseur CE4V2 soumis à des tensions comprises entre 3,8V et 4,8V. Comparées aux données de Sleiman, les concentrations en formaldéhyde mesurées sont plus de 10 fois plus faibles, l’émission d’acétaldéhyde est réduite d’environ 6 à 9 fois et le taux d’acroléine est inférieure de 16 à 26 fois.

Konstantinos FarsalinosDe plus, Farsalinos avait noté qu’à de tels niveaux de tension, la surchauffe du e-liquide conduisait au « dry puff » connu également sous le terme de bouffées sèches. Ce phénomène très connu des fumeurs de e-cigarettes donne un gout très âcre à la fumée.

Pour compléter son étude, Farsalinos a utilisé un appareil de vapotage dernière génération, le Nautilus Mini. Les résultats sont sans appel. L’émission d’aldéhyde est alors réduite de 94,4% à 99,8% par rapport à une exposition après la consommation de cigarettes.

Jean-Pascal

Jean-Pascal est le scientifique de l’équipe BlogVape. Ancien journaliste médical, il a trouvé dans la vape un moyen d’arrêter de fumer qu’il souhaite désormais transmettre.