L’OIT rejette l’argent de l’industrie du tabac

oitLe lobby du tabac perd du terrain à l’échelle internationale depuis quelques temps. Ultime organisme de l’ONU en lien avec l’industrie du tabac, l’OIT (Organisation Internationale du Travail) vient d’annoncer qu’elle n’acceptera plus les fonds venant de fabricants de tabac.

Cette annonce répond à la demande formulée par plus de 150 organisations de différents pays il y a plusieurs semaines de cela. Ces organismes de santé avaient estimé, dans une lettre aux membres du conseil d’administration de l’OIT, que l’agence pouvait « ternir sa réputation et l’efficacité de son travail » en acceptant l’argent des industriels du tabac.

Face à cette demande, l’organisation n’a pas attendu longtemps avant de répondre favorablement. Dans un communiqué publié depuis son siège de Genève, l’OIT a déclaré que l’agence refuserait désormais les « nouveaux financements de la part de l’industrie du tabac ». Elle s’engage également à ne plus prolonger « les partenariats public-privé avec l’industrie du tabac ».

 

L’ONU coupe les ponts avec l’industrie du tabac

OIT

Cette décision marque la fin du lien entre industriels du tabac et organismes rattachés à l’ONU. En juin, une résolution du Conseil économique et social (ECOSOC) visait en effet à « prévenir l’ingérence de l’industrie du tabac » au sein des organisations rattachées à l’ONU. L’OIT était la dernière agence de l’ONU à percevoir des fonds provenant des fabricants de tabac.

Il s’agit d’un changement important dans la politique de l’OIT. L’agence a notamment perçu par le passé 15 millions de dollars de la part de Japan Tobacco International et d’autres fabricants pour « des partenariats de bienfaisance ».

L’annonce de l’OIT isole le lobby du tabac au sein des grandes instances internationales. La lutte contre le tabac est plus que jamais une cause défendue à l’échelle mondiale. Cette nouvelle est un vrai progrès, mais il reste encore de nombreuses étapes à parcourir.

Pauline

Pauline est connue à BlogVape pour son palais. Amatrice d’e-liquides rares et pro du marché, elle vape avant-tout pour les saveurs.