La vape utilisée contre la corruption en Israël

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Il semblerait que l’accès au ministère de la santé israélien soit possible, à la seule condition d’en avoir les moyens. C’est en tout cas ce que révèle une enquête de police, menée sous couverture durant plus d’un an par l’unité nationale du crime Lahav 433. Révélée par la chaîne d’information Hadashot, cette enquête apporte la preuve de certains dessous de tables pratiqués en Israël.

israël litzmanLe mis en cause dans cette affaire n’est autre que Yaakov Litzman, ancien ministre de la santé en Israël. Ce dernier aurait accepté de recevoir le journaliste sous couverture, à la condition qu’il verse une somme conséquente à des intermédiaires.

 

Un ministère de la santé qui n’est pas ouvert à tous

Ce journaliste se faisant passer pour le dirigeant d’une entreprise fictive… de cigarette électronique. Il n’eut d’autre moyen pour promouvoir sa (fausse) société, que de payer.

Si le ministre de la santé est censé accompagner de tels projets, cette enquête révèle toutefois que le rencontrer n’est pas à la portée de tous.

Litzman n’est pas le seul accusé de cette affaire. En effet, le contact avec l’ancien ministre, mais également avec l’actuel ministre, Itamar Grotto, aurait été permis grâce à Motti Babchik, son assistant senior.

Cette enquête révèle que cette pratique serait monnaie courante au sein du ministère de la santé. En effet, l’entreprise fictive de vape du journaliste ne serait pas la seule à avoir eu accès à Litzman. D’autres organismes et entreprises serait d’ailleurs cités dans l’enquête révélée par Hadashot.

Malgré les arguments apportés, Litzman s’est défendu de ces accusations. Il a ainsi insisté auprès de la chaîne sur le fait qu’il « a rencontré quiconque voulait le rencontrer ». Sans évoquer de sommes versées. Les enquêteurs ne semblent toutefois pas en rester là et multiplient les preuves à l’encontre du ministère de la santé israëlien.