Quand Twitter sert la promotion de la vape

S’intéressant à l’usage par les twittos de la vape, des chercheurs américains ont été surpris par leurs résultats. Ces universitaires de San Diego souhaitaient analyser les données sur Twitter concernant la perception et l’utilisation de la vape aux Etat-Unis. Ils ont alors découverts que les « pro-vape » du net n’étaient autres que des robots.

Cette étude, parue dans le Journal of Health Communication, portaient sur 973 tweets extraits au hasard parmi une compilation de 194 000. Ces derniers avaient été publiés entre octobre 2015 et février 2016. Or, plus de 70 % des tweets analysés provenaient de robots, utilisés pour se faire passer pour de vrais utilisateurs. Ces derniers ne tarissent d’ailleurs pas d’éloge sur la vapoteuse puisque 66 % d’entre eux étaient en sa faveur.

L’usage des robots n’est pas nouveau dans les médias sociaux. Qu’il s’agisse de promouvoir un produit ou d’influencer l’opinion publique, leur recours par ceraines entreprises est désormais monnaie courante. Néanmoins, leur utilisation pour promouvoir le vapotage était, jusqu’alors passé inaperçu.

Twitter

Des résultats faussés par la promotion robotisée

Ming-Hsiang Tsou, co-auteure de l’étude, considère que ces faux tweets sont « un véritable problème » pour les analyses. En effet, difficile de connaître la réelle perception de la vape au travers de tweets créés de toute pièce.

Si certains ont rapidement été démasqués, de par leur tournure ou leurs propos, d’autres profils laissent planer le doute. Certains robots parviennent à imiter à la perfection les propos des êtres humains, d’où la crainte de conclusions erronées.

Twitter se défend face à cette découverte, ayant récemment supprimé des dizaines de millions de comptes suspects. Le réseau social a d’ailleurs rappelé que l’usage de robots, se faisant passer pour des individus, est totalement interdit.

Les tweets relevés semblent appuyer les études scientifiques, avançant l’absence de nocivité et les bienfaits de l’e-cigarette. Néanmoins, comme le souligne Lourdes Martinez, co-auteure principale de l’étude, leur présence en nombre dans les analyses pose question. À quel degré les tweets engendrés par des robots peuvent-ils influencer l’opinion publique, notamment en matière de santé ?

 

Pauline

Pauline est connue à BlogVape pour son palais. Amatrice d’e-liquides rares et pro du marché, elle vape avant-tout pour les saveurs.