Présence de particules fines dans la vape, une étude « fake news » ?

Les détracteurs de la vape pensaient enfin avoir trouvé la preuve de sa nocivité pour la santé. Une étude, parue en août 2018, avançait l’hypothèse que la vapeur d’e-cigarette contiendrait des particules fines. Ainsi, le vapotage comme le vapotage passif seraient dangereux pour notre santé.

Pour prouver cela, des chercheurs ont mesuré le taux de particules fines retrouvées à proximité d’un magasin de produits de vape. Ils ont également examiné leur présence sur des tissus présents au sein du magasin. Ils supposaient alors que la manipulation de ces tissus par des tout-venants pouvait les exposer à un risque toxique.

C’était sans compter sur le Docteur Robert Sussman qui a su voir entre les lignes de ces conclusions alarmistes. Ce chercheur en physique de l’Université de Mexico a, en effet, décelé quelques erreurs qui fausseraient les conclusions de celle-ci.

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Dangers de la vapeur d’e-cigarette : des conclusions infondées

Selon l’étude, les particules fines présentes dans la vapeur sont supposées être aussi dangereuses que celles émises par la cigarette. Or, le docteur Sussman n’est pas de cet avis. Les particules produites par la vape proviennent d’un liquide et ne sont pas produites par une combustion de matière. Quand bien même elles seraient nombreuses, leur composition chimique reste totalement différente.

Autre point que souligne Sussman : l’ingestion de produits toxiques issus de la vape. Une serviette en coton déposée dans une pièce où l’on vapote a suffit pour mesurer de fortes concentration de nicotine sur le tissu. Les chercheurs ont donc conclu que vapoter représentait un risque d’intoxication, notamment pour les enfants.

Néanmoins, le Docteur Sussman, en refaisant les calculs, a démontré qu’ils étaient totalement faux. Le risque d’ingurgitation de nicotine serait 430 fois moins important que celui annoncé. Considérant qu’aucun tissu n’est statique dans un logement, et que ces particules sont volatiles, le risque est encore réduit.

Enfin, l’étude considérait qu’un gros nuage de vapeur entraînait une expiration importante de nicotine. Or, l’importance du nuage reviendrait à une inspiration profonde, la nicotine se retrouvant plutôt dans le système respiratoire du vapoteur.

À en croire Sussman, le vapotage passif ne serait donc pas si dangereux que l’annonce cette étude. Ces résultats sont d’autant plus infondés que les mesures ont été réalisées en milieu clos. Une expérimentation plus réaliste,en milieu ouvert, permettrait d’y voir plus clair sur les potentiels dangers de la vape.