Une association anti-tabac censurée par l’OMS ?

Le huitième sommet mondial anti-tabac de l’OMS a laissé un goût amer aux adeptes du vapotage. L’Organisation Mondiale de la Santé a en effet refusé à l’INNCO le statut d’observateur. Ce réseau des organisations de consommateurs de produits nicotinés à risque réduit désirait faire entendre sa voix. Pire : la séance n’a pas été retransmise comme annoncée.

Regroupant 36 associations internationales, l’INNCO est un interlocuteur de poids dans la lutte anti-tabac. Pourtant, l’OMS ne semble pas lui accorder la considération espérée. Le statut d’observateur demandé par le réseau a été refusé après un débat de dix minutes seulement.

Outre le résultat, c’est la méthode qui a énervé les vapoteurs présents sur place. Alors que tous les débats devaient être retransmis en streaming, cette discussion n’a pas été diffusée ! Les images ont été coupées juste avant que la question ne soit abordée. Ce manque de transparence jette un discrédit sur les intentions réelles de l’OMS.

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Des alternatives plus sûres pour les fumeurs

Les membres de l’INNCO ne comprennent ni le refus de l’OMS, ni les raisons de cette coupure de la vidéo. L’enregistrement de la séance pourrait encore être récupéré pour mettre fin à la polémique. Chez les associations de vapoteurs, c’est en tout cas l’agacement qui prédomine après ce nouveau sommet mondial.

Les tenants du vapotage ont du mal à comprendre pourquoi le statut d’observateur a été refusé à l’INNCO. Une telle mesure aurait été selon eux plus démocratique. Les délégués de l’OMS auraient pu prendre connaissance des expériences de vapoteurs du monde entier.

A ce jour, l’OMS n’accepte « aucun apport de la société civile », avance l’INNCO dans un communiqué. Le réseau d’associations anti-tabac estime ainsi que la voix des vapoteurs n’est pas écoutée comme elle le devrait. Pour l’INNCO, l’OMS ne permet pas actuellement aux fumeurs d’avoir accès plus facilement à des alternatives moins dangereuses.