Bruxelles, une facture de 200 000 adressée à Big Tobacco

Le lundi 8 octobre dernier, la région de Bruxelles a pris la décision de toucher au portefeuille des cigarettiers. Les industriels du tabac ont été invités à participer aux frais liés à la gestion des mégots. La facture est conséquente, la somme de 200 000 euros leur a été demandée.

Les mégots jetés constituent une pollution importante dans les villes comme les campagnes. Un mégot non ramassé peut polluer jusqu’à 5 000 litres d’eau. Or, chaque jour, 10 millions de mégots de cigarettes sont abandonnés dans la nature en Belgique. La capitale belge est particulièrement exposée à ce fléau.

Aussi, la région de Bruxelles a engagé des mesures pour limiter la pollution liée aux mégots. Des éteignoirs de rues ont été installés et des cendriers de poche ont été offerts lors de manifestations culturelles. Mais ces dispositifs ont un coût très élevé pour les collectivités. Une responsable de la salubrité publique, Fadila Laanan a annoncé que le montant de la facture s’élève déjà à 203 500 € pour l’année 2018.

200 megots

Des cigarettiers prêts à mettre la main à la poche

Pour palier cette addition particulièrement salée, la région de Bruxelles-Capitale a choisi d’appliquer le principe de « pollueur-payeur ». Trois fabricants de tabac doivent maintenant contribuer à payer pour prévenir les gestes d’incivilité de certains fumeurs. Cette obligation semble bien perçue par les trois entreprises concernées, à savoir la firme américaine, Philip Morris et les deux industriels belges, Cimabel et Fetabel.

Dans un avenir proche, Bruxelles pourrait s’inspirer de l’exemple de la Flandre et de la Wallonie en impliquant davantage les cigarettiers dans la lutte contre la pollution induite par les mégots de cigarettes. Ces deux régions belges font maintenant supporter aux entreprises du tabac le prix du nettoyage des mégots.

En France, les mégots sur la chaussé représentent également une nuisance visuelle mais surtout un désastre écologique. La ville de Paris a pris l’option de multiplier le nombre d’amendes pour les fumeurs pris en flagrant délit de jeter un mégot par terre.