La vape enfin reconnue comme moyen de sevrage en France ?

Est-on face à une avancée majeure dans la reconnaissance de la cigarette électronique en France ? Le Conseil économique social et environnemental (CESE) vient de vanter les mérites de l’e-cigarette pour arrêter de fumer. Un rôle de substitut nicotinique déjà admis en Grande-Bretagne, mais pas par les autorités de santé françaises jusque-là.

L’utilité ou les dangers du vapotage n’ont jamais fait l’objet d’études poussées en France. Les autorités n’ont émis aucun favorable à son sujet, arguant d’une possible « porte d’entrée » vers le tabagisme. Le CESE vient de dévoiler son rapport sur les addictions au tabac et à l’alcool. Il y prend pour la première fois la défense de la cigarette électronique.

Les rapporteurs, Étienne Caniard et Marie-Josée Auge-Caumon, mettent en avant les vertus du vapotage pour arrêter la cigarette. Leur avis est on ne peut plus clair sur ce sujet. Selon eux, il est temps de « positionner la cigarette électronique parmi les autres dispositifs de sevrage tabagique ».

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Diminuer les taxes, revoir la réglementation

Leur rapport préconise ainsi de faire la publicité du vapotage. Il encourage aussi à former des professionnels de santé pour accompagner les fumeurs vers la vape. Un avis justifié par le fait que l’e-cigarette ne contient pas d’oxyde de carbone et d’aldéhydes volatils cancérigènes.

Le CESE dénonce la « prudence probablement excessive des pouvoirs publics » concernant la cigarette électronique. Le Conseil souhaite un encadrement moins contraignant et critique la réglementation restrictive semblable à celle touchant le tabac. Le remboursement de l’e-cigarette n’est pas évoqué.

L’interdiction de la vente d’e-cigarettes aux mineurs est considérée comme juste. Il en va de même pour l’interdiction du vapotage dans certains lieux publics. Le rapport considère enfin que les produits tabagiques chauffés ne doivent pas être assimilés à la cigarette électronique.