France : la ministre de la Santé toujours opposée au vapotage

La ministre de la Santé Agnès Buzyn ne s’était jamais exprimée officiellement sur la question de la cigarette électronique. C’est chose faite aujourd’hui, et le constat est sans appel pour les adeptes du vapotage. Par son intermédiaire, le gouvernement n’est pas prêt à reconnaître les vertus de la vape.

Agnès Buzyn vient de répondre en détail à deux questions sur le vapotage soumises par le sénateur Yves Daudigny. Il en ressort deux éléments particulièrement révélateurs. D’une part, le Groupe de Travail Vapotage semble mis de côté. D’autre part, l’e-cigarette n’est toujours pas admise comme un substitut nicotinique fiable pour la ministre.

Créé en 2016, le Groupe de Travail Vapotage était censé réunir toutes les composantes du marché de la vape. Pour Agnès Buzyn, sa vocation se limitait à gérer la transposition de la directive européenne sur les produits du tabac. Le groupe ne semble donc plus d’actualité.

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Le vapotage écarté par les pouvoirs publics

Concernant la question de la vape en elle-même, la ministre demeure inflexible. Elle loue le succès des substituts nicotiniques en place, sans reconnaître le même statut à la cigarette électronique. Cette opinion est justifiée en évoquant, de manière vague, les « passions » et les « controverses » existantes.

La ministre n’accorde ainsi aucun rôle au vapotage dans l’arrêt du tabac ! Elle invoque pour cela « l’impossibilité d’avoir une base scientifique suffisamment solide ». Un jugement qui fait fi des nombreuses études internationales allant dans le sens de l’e-cigarette.

Plus étonnant, Agnès Buzyn parle de « très fortes divergences au sein des États membres de l’Union Européenne ». Une manière à peine masquée de contredire l’opinion des autorités de santé britanniques. Le Royaume-Uni est en effet un grand défenseur de la vape pour inciter les fumeurs à arrêter le tabac.