Des mesures gouvernementales pour réduire la dépendance des buralistes aux cigarettes

Il y a tout juste un an, l’État et la Confédération des buralistes avaient signé un protocole d’accord pour limiter l’impact de l’augmentation du prix du tabac. Dans ce contexte, le Gouvernement a souhaité les aider à diversifier leurs activités. Il a ainsi mis en place un plan de transformation des bureaux de tabac.

L’État prévoit de consacrer 80 millions d’euros à cet effet jusqu’en 2021. Cette enveloppe budgétaire devrait permettre de financer les dépenses engagées par chaque buraliste qui projette de rénover son commerce, une somme plafonnée à 40 % du montant des travaux, soit environ 33 000 euros. Cette démarche paraît indispensable tant la chute des volumes de vente des paquets de cigarettes a été subite. Jusqu’alors littéralement dépendants de cette activité, les buralistes se voient désormais contraints de réinventer leur métier pour progressivement se détacher de leur produit-phare qu’est le tabac.

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Une profession en pleine mutation

La Confédération des buralistes estime qu’actuellement, en France, les débitants ne sont pas moins de 24 500 à vivre du monopole de la vente de tabac qui représente 60 %, voire même 80 % de leurs revenus. Cependant, ce dernier a connu une baisse historique tant la hausse du coût du paquet de cigarettes en mars 2018 a été conséquent, pour dépasser les 8 euros et afficher un prix de 10 euros d’ici novembre 2020. De ce fait, les fumeurs sont devenus moins nombreux. Et ce n’est sans compter sur la politique publique anti-tabac, qui amène à une réelle prise de conscience collective.

Tout le monde sait que fumer provoque de nombreuses maladies. D’ailleurs, la consommation de tabac tue 75 000 Français par an. Comme le souligne le président de la Confédération des buralistes Philippe Coy, l’établissement d’un calendrier fiscal va permettre de s’adapter et d’accueillir de nouvelles activités.

Proposer aux clients des produits de vapotage mais aussi des services de proximité tels qu’un point relais-colis, une conciergerie de quartier, des produits locaux, des articles de snacking sont autant de solutions envisageables. En parallèle, une négociation a été entreprise auprès de la Française des Jeux s’agissant des commissions générées par la vente des jeux d’argent, qui représente en moyenne 30 % du chiffre d’affaires.